LA FÊTE DE LA MUSIQUE

Le 21 juin c'est le premier jour de l'été mais c'est également le jour de la Fête de la Musique.

La musique est pour 5 millions de français leur premier loisir. Chacun d'entre nous peut prendre son micro, ses instruments de musique et interpréter ses oeuvres, en public, dans la rue.

Pour cette édition de la Fête de la Musique, il y aura plus de 1 000 manifestations à Paris et en Ile-de-France, 10 000 en régions, 100 pays participants avec 250 villes.

Plus de 60 groupes ou artistes français se produiront à l'étranger, plus de 800 conservatoires et écoles de musique, plusieurs milliers d'élèves et de chorales, plus de 100 établissements hospitaliers et 50 établissements pénitentiaires vont participer à cette fête.

SES ORIGINES

C'est le 21 juin 1982 qu'est née la Fête de la Musique à l'initiative du ministre de la Culture de l'époque : Jack Lang. C'est Maurice Fleuret (directeur de la musique et de la danse au ministère de la Culture) qui en a l'idée de cette fête en découvrant une étude sur les pratiques culturelles des français démontrant que cinq millions de personnes dont un jeune sur deux, jouent d'un instrument de musique.

Le 21 juin, c'est aussi le jour du solstice d'été, nuit païenne se référant à l'ancienne tradition des fêtes de la Saint-Jean.

La gratuité des concerts, le soutien de la SACEM (la société qui gère les droits d'auteurs des artistes), le relais des médias font que, en quelques années, cette fête devient une des grandes manifestations culturelles françaises.

Dès 1985, à l'occasion de l'Année européenne de la musique, la Fête de la Musique commence à s'exporter à travers l'Europe.

Vingt ans après, la Fête de la Musique se déroule dans plus de cent dix pays sur les cinq continents : Athènes, Berlin, Budapest, Barcelone, Istanbul, Liverpool, Luxembourg, Rome, Naples, Milan, Prague, San Francisco, New-York, Manille, Londres.

Elle est devenue une fête nationale dans de nombreux pays du continent africain, sans oublier le Brésil ou la Colombie.

Un timbre poste français lui est consacré en 1998.

Durant la Fête de la Musique toutes les tendances musicales sont représentées : Classique, Jazz, Rap, Techno...Compositeurs anonymes et musiciens professionnels envahissent les rues pour fêter cet événement.

Ce jour-là, exceptionnellement, la Sacem ne demande pas de droits d'auteur pour les concerts gratuits. En effet, elle accorde une autorisation gratuite aux organisateurs de concerts (associations, municipalités, comités des fêtes ou d'animations, comités d'entreprise...) au cours desquels les artistes, interprètes et musiciens se produisent sans être rémunérés.